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Le château au dessus des flots

Posté : 27 janv. 2013 05:14
par Ever
Bonjour LFS,

Cela fait un moment que je souhaitais vous retranscrire ce rêve fait il y a quelques mois qui m'avait assez marquée au réveil :

[nota bene : pour la compréhension des réactions du songe, petit récapitulatif. Je pratique un art spirituel de transmission d'énergies, pour cela je porte pratiquement constamment un objet sur mon sein gauche qui est très sensible à l'eau, qu'il ne faut donc pas mouiller. Cela m'arrive fréquemment lorsque je rêve de baignade ou en tout cas que je suis en contact avec l'eau ou même lorsque je suis nue de me demander "mais où ai-je posé mon objet?" ou tout simplement me rappeler que j'ai cet objet (incompatible avec la baignade) alors que je nage en songe depuis un certain temps.]

"Ce rêve se passe dans un cadre festif, une célébration avec les personnes qui pratiquent le même art spirituel que moi. Je suis en train de nager dans la mer, d'autres personnes le font aussi, quelques têtes me sont connues. Nous nageons tous dans la même direction, un grand château s'élevant au dessus des flots (si mes souvenirs sont bons, fait dans une roche gris clair, mais pas sur) où a lieu le rassemblement. Là, je tilte que je nage alors que j'ai mon objet sur moi, je panique (mais en même temps c'est trop tard le mal est fait) puis regarde autour de moi, les autres sont censés porter aussi l'objet mais ne sont pas affolés du tout, au contraire, ils sont joyeux, ils ne pensent pas à ça. Ca me rassure un peu, mais bon, j'essaie quand même de nager en mettant le plus possible la poitrine hors de l'eau (même si ça sert à rien, soyons honnêtes).
J'arrive au bord, j'escalade quelques rochers pour enfin être sur la terre ferme. Il y a ce grand chateau (ressemblant à celui de disney pour l'architecture) qui supplante tout, entouré par un chemin délimitant une terre à plusieurs niveaux, la nature est assez prolifique mais non envahissante, un ciel sans nuage d'un bleu éclatant, un décor plutôt beau et joyeux en somme. Dans les premiers niveaux jusqu'au château, il y a une espèce de kermesse/brocante qui s'y déroule dans la bonne humeur. Je flâne entre les différents stands. Quelques marchands (qui sont en fait souvent des pratiquants spirituels eux-mêmes, tout est organisé dans une notion d'échange harmonieux) m'interpellent : "il y a quelqu'un (tiens, en l'écrivant, je me demande s'il ne s’appelait pas Raymond, mais bon, c'est vraiment vraiment incertain, néanmoins, ce sera plus simple de l'appeler Raymond ici)" donc je reprends, un marchand m'interpelle : "il y a Raymond qui te cherche!"
Qui est ce Raymond? Ce prénom ne me dit rien.
"mais si Raymond, celui qui...." on me décrit des images et des faits qui ne me parlent pas ou ne me reviennent pas en mémoire.
-"Pourquoi me cherche-t-il?" je demande.
-"Il avait quelque chose à te donner."

Cela attise énormément ma curiosité. Quelqu'un dont je ne me souviens pas me cherche car il veut me donner quelque chose. Au fil de ma marche, je croise d'autres personnes à qui je demande s'ils ne savent pas où est Raymond. Ils me répondent qu'il est passé par là parce qu'il me cherchait, pour me donner un truc. Je les questionne, "mais que veut-il me donner?", -"il te cherche pour t'offrir une chaise". Une chaise, mais pourquoi? Je vais de stand en stand. La chronologie de l'histoire est floue. Je ne sais pas si je passe par le château avant de retourner à la kermesse ou non. Au bout d'un moment, à force de marcher, un des marchands m'intercepte, il me dit :
-"J'ai parlé à Raymond, il est désolé de n'avoir pas pu te croiser, mais comme il ne pouvait pas rester, il m'a confié ce qu'il voulait t'offrir."

Alléluia. Je suis toute excitée à l'idée de recevoir un présent, même si ce n'est qu'une chaise. Le commerçant me remet l'objet en main propre. C'est une cage à oiseau vide. Assez grande, 50 cm de diamètre environ, circulaire, avec un petit banc suspendu en son centre, une belle cage en fer forgé avec des ornements, un joli objet, qui n'est pas neuf mais pas abîmé pour autant, un objet qui a parcouru le temps, un objet de valeur. Qui n'a de près ou de loin rien à voir avec une chaise. Dans le rêve, je m'étonne qu'on ait pu faire cet amalgame étrange.

Une fois que j'en aurai terminé avec l'histoire de la cage à oiseau, mes pas me mèneront au château. Je visite les lieux tranquillement, comme des vacances, croise des connaissances, apparemment, on recherche une enfant toute mignonne dans les 12 ans d'origine africaine avec des petites tresses dans les cheveux (je me demande si ce n'est pas sa maman ou ses parents qui la cherchent, ou la petite fille qui recherche ses parents, parce que j'ai une image nette de cette enfant en mon esprit, en tout cas, c'est par l'intermédiaire d'autres gens que j'apprends qui cherche qui)
C'est marrant, même dans le château, je garde un œil vigilant sur ce qui m'entoure et pose des questions aux gens à savoir s'ils n'ont pas vu une telle personne. Là aussi je passe par des intermédiaires et là aussi l'histoire se résoudra de manière positive sans pour autant avoir moi même retrouvé les dites personnes.

Au fur et à mesure que je parcours les pièces, je monte également les étages. J'arrive dans les grandes chambres du château, assez luxueuses bien qu'épurées. J'entends des cris d'amusement de dehors, je me dirige sur le balcon, qui est en fait comme le sommet d'une tour. Je vois des personnes de mon âge dont quelques amis à moi jouer à faire des grands plongeons dans la mer du haut des tours. Ca a l'air marrant. On me propose de sauter aussi, on me charrie un peu, je fais la maligne, pose mes pieds sur le rebord. Et là je me souviens que j'ai mon objet sur moi et que si je saute dans l'eau je vais l'abîmer. Cet objet pour moi est comme une deuxième âme, si je l'abîme, je m'abîme avec. J'ai très envie de sauter et tout le monde m'y encourage mais je choisis finalement de préserver l'essentiel pour moi et me ravise au dernier instant. Un peu déçue de ne pas participer au fun général je retourne dans la grande chambre (je parcours peut-être quelques pièces, pas sure). Là, un être important dans la vie éveillée (mon professeur spirituel, pas celui qui m'a enseigné mon art mais celui qui s'occupe de moi aujourd'hui, il est un peu comme mon maître le plus proche mais pas le plus puissant) traverse la pièce d'un pas pressé. Je l'interpelle, il arrête sa course. Je lui demande s'il n'a pas vu cette petite fille que sa maman cherche. Là j'hésite sur sa réponse, je ne sais plus trop. Soit il ne l'a pas vue, soit il me dit qu'ils l'ont retrouvé depuis un petit moment maintenant. Je le remercie poliment. C'est une personne auprès de laquelle je choisis toujours soigneusement mes mots. Il vient de s'assoir, voire s'allonger même sur un canapé. Je vais pour partir mais il prend la parole (je ne sais pas s'il me vouvoie ou tutoie dans le rêve):
-"Puis-je me permettre de te faire part d'une réflexion personnelle à ton sujet?"
J'acquiesce, intriguée. Je suis assez éloignée de lui (à la base, j'allais pour partir lorsqu'il a pris la parole) mais j'entends très distinctement ce qu'il me dit. Il continue toujours allongé dans le canapé, décontracté.

"Tu vois toi, ton but, ce pour quoi tu es faite dans cette vie, c'est de dire les choses. Tu dois dire les choses, c'est ta force, ton dessein. T'élever au plus haut, pour toucher le plus grand nombre.
...
C'est possible.
...
La seule chose qui peut faire obstacle à cela aujourd'hui, c'est la paresse."


Comme cela fait quelques mois, je ne me souviens plus de ses mots exacts. Ca ressemblait à ces phrases là, mais dites avec moins de mots et d'une manière plus juste. Ils m'avaient profondément marqués. Mais avec le temps, je n'en garde que l'essence.

Je note également qu'il y a une ascension constante dans ce songe, de la mer jusqu'en haut de la tour.

Roh là là, je remarque que je me suis un peu emportée dans mon débit d'écriture, pardon pour le pavé.... J'espère que ça n'a pas trop été une corvée....

En tout cas, chapeau pour la patience!

Et encore merci pour votre réponse! :-o

Posté : 28 janv. 2013 16:07
par LFS
Bonjour Ever

Pour ce qui est de raymond : Vient du germain "ragin et mund" "conseil et protecteur" .
Ça c'est fait !
La mer c'est un genre de baptême, les rêves de nage dans la mer sont un signe de régénération intérieure qui augure d'une forme de renaissance.
Votre préoccupation à sortir la poitrine pour préserver l'objet met en évidence votre attachement matériel. Est-ce l'objet l'essentiel ou vous ? (votre "âme"-esprit dans votre corps.)
La chaise est un élément qui renvoie à la stabilité intérieure et la stabilité de la situation. La chaise est faite pour s'asseoir, se poser, se stabiliser.
La cage aux oiseaux vide vous renvoie à une obligation de prendre votre envol, de vous libérer de la cage justement. Ce qui est important avec la cage aux oiseaux vie est qu'elle soit vide car ouverte, comme vous l'avez écrit.
Les propos de la personne qui fait office de "maître spirituel" dans votre vie éveillée est une injonction à oeuvrer pour votre autonomie, votre indépendance d'esprit et d'actions. Autrement dit les autres, ceux qui fonctionnent selon un standard ou une norme, ne peuvent vous convenir puisque vous avez à cultiver votre particularité.
En ce qui vous concerne, l'expression chez vous peut passer par le chant, puisque vous êtes chanteuse si j'ai bien retenu ?

Bon aprem LF

Posté : 13 févr. 2013 16:09
par Ever
Vous avez bien retenu, je chante! D'ailleurs j'ai eu un songe cette nuit à ce sujet que je vais essayer d'écrire aujourd'hui.
La passation de la chaise à la cage avec votre explication est pleine de sens.
Concernant l'objet je dirais qu'il est au moins aussi important que moi, car ce n'est pas un simple objet matériel mais quelque chose lié à mon âme. Le respecter c'est me respecter.

Voilà, merci encore pour votre interprétation LFS!

Posté : 15 févr. 2013 01:05
par LFS
::A :-D