Bonjour !
Vous êtes vraiment orpheline de mère dans la vie éveillée ?
Oui, mais je ne l'ai pas perdu quand j'étais enfant. J'avais 20 ans quand c'est arrivé. Elle pratiquait le parachutisme. Son parachute ne s'est pas ouvert.
45 ans, c'est jeune pour mourir.
Et où et quand avez déjà entendu cette expression pour la voir resurgir dans votre rêve ?
Je suis presque certaine que j'ai entendu cette phrase ou quelque chose du genre dans "Manon des sources". Oui ça me revient, dans le film c'était quand on demandait à Manon de prier pour que l'eau soit rendue au village.
Où et quand, je ne me souviens pas; pas récemment en tout cas.
Soit c'est la confirmation du comportement de votre père avec vous, autrefois, et qui révèle au passage une suspicion permanente vis-vis-de l'homme (encore que c'est à vérifier puisque vous avez déjà pas mal réfléchi sur vous-même), soit c'est encore une confirmation sur le bien-fondé de la distance que vous avez mis entre lui et vous au jour d'aujourd'hui.
Il y a probablement un peu des deux.
Signe de régénération et confirmation d'un bon équilibre psychique (au cas où vous auriez eu quelques doutes sur vous-même).
Merci, ça m'arrive parfois d'en douter.
Le reste du songe dit (encore une fois à vérifier puisque je ne vous connais pas et que nous ne sommes pas dans le cadre d'une consultation, il y a donc un risque de faire un peu court ou caricatural) qu'il y a probablement eu un événement traumatisant à ce sujet. D'où la présence des gendarmes, et votre besoin de vous cahcer sous de la mousse blanche.
Au départ je pensais que les gendarmes faisaient référence aux autorités. Et personnellement je n'ai jamais eu à faire à eux.
Mais maintenant que vous parlez de traumatisme....
Gendarme est peut-être égal à "gens d'arme".
Je n'aime pas les armes à feu.
Quand j'étais petite, j'ai vu mon père tenir ma mère en joue avec son fusil. C'est arrivé alors que j'étais dans la pièce noire (là où il y a la chaudière). Je cherchais mon doudou. Ils ne savaient pas que j'étais là. Je suis restée cachée, ça m'a paru long. Si j'avais eu le courage de sortir surement il aurait baissé son arme. C'est ce que je me dis avec le recul. Mais j'ai pas pu bouger. Je ne pensais qu'à mon doudou qui était là alors qu'il ne devait pas y être. Je pensais à cette brulure qu'il avait sur son pelage.
Je n'ai pas culpabilisé. J'étais trop petite. J'étais plutôt dans un état de confusion. Parce que j'avais pris sur moi pour entrer dans cette pièce qui me terrorisait (à cause du bruit de la chaudière). Et là, je me suis sentie coincée: devoir rester là sans pouvoir bouger.
Je ne me souviens rien de la dispute qu'ils ont eu. Je garde seulement le souvenir de ma mère assise sur le sofa et de mon père en face d'elle, debout et la tenant en joue.
Je n'y ai pas repensé jusqu'à ce que des années plus tard, maman parle de ça. Je lui ai dit: je me souviens ! Elle m'a dit que c'était impossible, que je faisais la sieste et que de la chambre je n'aurais pas pu les voir. Mais quand je lui ai expliqué que j'étais dans la chambre noire, alors seulement là elle a su que j'étais présente.
Voilà pour un gens d'arme.
Le second, c'est mon oncle, je pense.
Un jour, à l'école alors que j'étais en maternelle au moment de la sortie, mon père a franchi l'entrée de l'école en courant et en criant comme un fou. Je me souviens que la porte de l'école a été refermée, plus personne ne pouvait sortir. Et ma soeur et moi avons été conduites dans le bureau de la directrice.
Mon père était venu alerté l'école d'un danger. Mon oncle avait pété les plombs et nous attendez ma soeur et moi avec son fusil, à la sortie.
Plus tard, on m'a expliqué qu'il a très mal réagi à l'attitude de mes parents. Sa fille de 16 ans avait fugué à l'époque et s'était réfugiée chez nous. Ma mère voulait prévenir ses parents mais ma cousine lui en aurait défendu. Elle avait dit que si jamais on appelait ses parents elle fuguerait à nouveau. Alors maman a préféré privilégier le dialogue avant d'avertir qui que ce soit. Mon oncle l'aurait appris et du coup il s'était mis en tête de nous enlever ma soeur et moi.
Quelle famille quand même.
En même temps, dans toutes les familles il y a des trucs pas très reluisants et des pétages de plombs.
Donc, voilà. Mais limite, je me demande si je ne vais pas chercher trop loin.
Ca appartient au passé tout ça ! Je ne suis pas spécialement en contact avec les armes à feu dans ma vie quotidienne.
Par contre enfant, je détestais de devoir accompagner mon père à la chasse. Il me demandait de tirer sur les ficelles des appeaux, et je n'aimais pas qu'il se serve de moi pour tirer des oiseaux.
Tout comme j'ai détesté qu'il se serve de moi durant le divorce par l'obtention de ma garde pour récupérer maman.
Mais à titre personnelle, ce que je lui reproche surtout, c'est de m'avoir prise pour une idiote en s'imaginant que je ne voyais pas clair dans son jeu. C'est tellement terrible d'aimer ses enfants pour ce qu'ils sont plutôt que pour ce que l'on pourrait obtenir par eux ?!
Et les habitués du forum vous diront que je n'apprécie guère le blanc en rêve, car il signe la résistance, la douleur retenue, la froideur, la carapace faute de mieux, etc. et par voie de conséquence exprime les interdits qui ont été placés comme une mécanique de défense de la part de l'intéressée (en l'occurence vous).
A la lumière de votre réflexion, j'ai examiné les points communs entre ce que je vis actuellement et cette période de mon enfance.
Depuis quelques temps, j'ai des démangeaisons aux pieds qui a priori sont inexplicables. Dès que je m'assoie le soir pour prendre une pause avec mon homme devant la TV, je me gratte. Et plus je me gratte le pied, et plus ça me démange.
Quand j'étais toute petite, j'ai eu une allergie du même type. On m'a fait des tests d'allergie à l'hôpital, mais le médecin n'a rien trouvé. Mis à part une allergie aux piqures d'abeilles (sans rapport avec le mal dont je souffrais).
Quand mes parents se sont séparés, j'ai eu une autre affection peu courante à l'age que j'avais alors (8/9 ans). J'ai eu un zona dans la région du cou et de la nuque.
Il y a peut-être alors un lien entre ces affections de la peau et des sujets sensibles, difficiles à exprimer.
On prend appui DANS un regard, le regard donne un appui quand on peut se plonger dedans et quelques fois il suffit d'une seconde pour que cela soit efficace.
Vous pensiez à mon père en disant cela ? Vous croyez que je devrais reprendre contact avec lui ?
Ca me parait compliqué !
J'en profite pour faire de la pub à un groupe de Rap, ROST, qui dans un de ses titres a repris les propos de Soeur Emmanuelle (en vrai, elle rappe) "je crois voyez vous que ce qui manque le plus à l'homme à la femme à l'enfant, c'est un regard, une écoute etc.... c'est là
http://www.racontezvosreves.com/Rost_banlieues.htm
O combien vrai !
Je suis allez jeter un tit coup d'oeil sur leur site. Merci pour le lien.
Excusez-moi, pour la précision de la biblio, j'ai cru que c'était vous qui parliez de livres sur les rêves mais c'est Dihaw
Je prends tout de même l'invitation. J'irai faire un tour à la biblio.
Pour le dernier rêve, ce n'est sans doute pas nécessaire de raconter.
D'autant que ce dernier était lucide.
Merci beaucoup pour votre..... regard

, votre soutien et votre écoute.
Parfois ce qu'on voit en rêve est comme au travers d'un miroir et ce n'est pas toujours facile de s'y reconnaître.
A propos de miroir, souvent en rêve, surtout ces derniers temps, je rêve mais tout est symétriquement inversé, comme dans un miroir.
Est-ce que c'est un phénomène courant et qui peut s'expliquer ?
@mitié !