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Café-Rêves - N° 26 -

Signification des FÊTES dans les Rêves

Ce café-rêves a été exceptionnellement retransmis sur France 5
dans "Allô Docteurs", l'émission sur "Rêves et Cauchemars, le 3 Janvier 2008.


"La fête est ce moment privilégié, toujours attendu avec impatience,
qui se trouve moins à l'intérieur du temps social qu'à ses marges....
Aussi est-elle propice à la mise en relation de ce qu'il faut ordinairement séparer:
les classes sociales, les sexes, les âges, voire les vivants et les morts,
l'humain et le divin, le social et la nature."

Jean Duvignaud-Sociologue- auteur du "Don du rien".

Du RÔLE PREMIER de la FÊTE

Dès que les hommes ont pu évoluer dans leur espace assez librement, qu'ils ont su se structurer claniquement, c'est-à-dire socialement, après avoir calqué leurs occupations ordinaires, qui étaient essentiellement centrées sur l'objectif "survie", et après avoir répertoriés les moments importants de l'existence, collective et individuelle, ils ont ressenti le besoin d'honorer ces moments ou de remettre en scène l'aspect tragique d'un en particulier. Dans les sociétés traditionnelles, les fêtes scandent l'année en se basant sur le cycle du Soleil, qui fait les saisons, ou elles font office d'invocation lorsqu'elles sont associées à des activités précises: par exemple la fête des semailles, ou des récoltes, des vendanges, de la pêche, etc.
Ceci a trait à l'activité collective. L'homme espère qu'il a donné un élan favorable, grâce à cette fête, à la récolte, à la pêche, à la vendange.
Lorsque la fête coïncide à un instant T d'un cycle de temps plus vaste que le temps de vie humaine, fêtes calendaires ou carnaval, elles participent à ancrer dans l'esprit de l'humanité qu'elle vit au gré de rythmes qui dépassent son entendement immédiat. Elles lui rappellent son impuissance, puisque l'homme n'a aucune prise sur le temps, et en ce sens elles permettent d'exorciser les angoisses existentielles. Le cas des fêtes solsticiales en sont un exemple, c'est la Mort et la Renaissance du Soleil qui sont évoquées, autrement dit la mort de l'homme porté à une autre octave avec la perspective d'une renaissance possible, la sienne.
Le rôle essentiel de la fête, à l'origine, est de donner un sens à l'existence, c'est pourquoi elles étaient décidées par les prêtres ou les chefs, qui avaient accès aux mystères de la Connaissance.

 

Ainsi, l'homme a pu raccorder son histoire personnelle, avec ses joies et ses aléas, à une histoire plus générale, celle du Tout ou de l'humanité. La fête lui a permis d'être accompagné dans les événements majeurs son existence, que ce soit une naissance ou une mort. Ce qui est paradoxal, c'est qu'en sacralisant l'événement par un rituel festif, les hommes l'ont du même coup banaliser, en ce sens que celui-ci s'intègre à une logique des lois de la nature qui concerne tout le monde. Ceci a eu pour effet un soulagement psychique, l'homme ne subissait plus les mystères, il pouvait enfin les comprendre.

Jean Duvignaud, sociologue et ayant travaillé en Tunisie, et Georges Lapassade, sociologue lui aussi et premier à s'être intéressé au Rap (ce qui le rend d'autant plus sympathique), ont écrit plusieurs ouvrages sur l'aspect bénéfique de la fête et son aspect thérapeutique.

Au fur et à mesure de l'histoire-historique, des croyances religieuses, et des activités économiques, de nouvelles fêtes sont apparues. Au départ, ce sont surtout les besoins économiques qui ont poussé les hommes à être inventifs. Ainsi le carnaval béarnais est réapparu dans les années 80, alors qu'il était tombé en désuétude, pour redonner vie à la région, et attirer les touristes. La fête des Mères est une invention commerciale, pure et simple, pour n'en citer que deux. D'autres fêtes, qu'elles soient collectives (carnaval, danse traditionnelle, puis concert rock, jazz, rap-hip-hop…) ou individuelles (anniversaire, naissance, obtention d'un diplôme,…) donnent l'occasion à l'individu d'extérioriser sa révolte envers la société. La fête considérée comme exutoire aux tensions intérieures de l'homme a toujours existé et a été admis comme principe. Elle permet dans ce cas, de renseigner la collectivité ou les dirigeants (quand ils écoutent) sur les récriminations de tout un groupe, souvent les jeunes qui exigent d'autres données puisqu'ils vivent dans le futur, et qui savent que les présentes ne peuvent répondre à leurs besoins vitaux.

LA FÊTE et les HOMMES

"Viens on va faire la fête!" Mais qu'est-ce que la fête? On ne fête pas Noël, tous les jours, ni son anniversaire. Autrefois, la trêve entre la semaine laborieuse et le jour du Seigneur (à réadapter en fonction des cultures) correspondait au bal du samedi soir, ou de la réunion entre amis, ou en famille, où il était entendu que l'on était autorisé à se relâcher, à se décontracter. L'apparition de produits sensés aider à la décontraction, l'alcool entre autres, a dévoyé le rôle premier de la fête. On ne peut plus parler de fête quand il y a destruction, auto-destruction, à la clé. Faire la fête et qu'elle soit accompagnée de quelques verres est une chose, mais penser que ce sont les verres qui vont créer la fête est une erreur. Aujourd'hui, quelqu'un qui ne boit pas d'alcool est considéré comme quelqu'un qui ne sait pas "faire la fête", on ne peut pas communiquer avec lui. Les soirées "extasie", organisées selon un rituel qui n'est pas très éloigné du rituel du bal du samedi soir, ne peuvent être entendues comme une fête. Et quoiqu'en pensent ces consommateurs, ils consomment tout simplement.
Pareillement pour les personnes qui croient faire la fête en pogotant. Le principe étant de se jeter sur l'autre, se sauter dessus assez violemment et en groupe. Ces personnes n'expriment qu'un mal-être affectif, elles dénoncent un manque à une époque donnée où elles auraient dû être choyées, dorlotées, massées, câlinées. N'ayant pas eu cette expérience, et mal à l'aise avec le "toucher doux", ils n'ont d'autres recours pour entrer en contact avec l'autre et exprimer le geste affectueux, que la rencontre choc, "pogoter".
La fête au sens noble du terme ne peut se détacher du créatif. Il y a mise en scène, on recrée des psycho-drames de la vie ordinaire, on en caricature les aspects contraignants pour exprimer sa colère quand il y a lieu, ou sa joie. C'est pourquoi et pour reprendre l'exemple des concerts de rap ou autres, ceux-ci sont indispensables au maintien de l'équilibre et au bon développement d'une société, malgré quelques petits dérapages individuels, ce ne sont que des dérapages. Et si l'idée venait, aux dirigeants, de les interdire, les tensions canalisées, par ce biais, exploseraient autrement et plus violemment.
Les fêtes, calendaires, de la musique ou de la tarte à la citrouille, permettent à la fois une accalmie dans le quotidien tout en relançant l'optimisme lorsque l'inertie règne et que la dépression collective n'est pas loin.

SENS DE LA FETE ONIRIQUE

Anniversaire, Noël, banquet, toute fête est un pont entre l'ordinaire et l'extra-ordinaire. Elle nécessite des préparatifs, qui font redécouvrir le travail en groupe, la collaboration conviviale, elle marque un temps entre deux états de vie et d'être. Comme tout projet, il y a préparation, apogée, déclin, toute fête s'achève, se clôt, pour demeurer un souvenir agréable dans l'esprit des gens.
. Voir des gens faire la fête : Pourquoi pas vous? D'heureuses nouvelles, des retrouvailles, ou des évènements inattendus vous bousculeront positivement. Espoirs de bonheur exaucés. Joie, bonheur, gaieté, entourage bienveillant.

. Faire la fête : Les risques de se laisser submerger par les faux-semblants sont grands, mais également les risques de vouloir fuir ses responsabilités, de refuser sa réalité dans ce qu'elle a de plus plate. Déceptions, petits échecs, fatigue due à une dispersion d'énergie.

. Noël ou autre fête religieuse… permet en principe des retrouvailles avec la famille et les personnes alentours et de mettre un bémol aux différents qui peuvent exister. On est sensé privilégier le sujet de la fête et laisser ses humeurs personnelles hors de cet espace-temps. (Ce n'est pas toujours respecté, j'en conviens). Aujourd'hui, cette fête (Noël particulièrement) s'est réduite à la remise des cadeaux. Les reproches sur les uns ou les autres resurgissent de manière plus ou moins subtile pendant ces jours frénétiques, les cadeaux sont là, oui, mais les petites phrases assassines aussi.
    - C'est pourquoi, l'ambiance qui a teinté le scénario onirique est à retenir.
    - Si ce jour de fête signifie un souvenir heureux ou s'il représente les conflits latents, les non-dits, les aigreurs et des rancœurs.
    - De la même manière, la nature des cadeaux, reçus ou donnés, la manière dont ils ont été donnés ou reçus (joie, déception, dédain, sourire franc, ironie, silence, indifférence…), sont des éléments importants pour l'interprétation.
    - D'une manière générale, ce type de fêtes, et en dehors de toutes considérations sur les problèmes familiaux, relance la vitalité, l'enthousiasme pour la vie éveillée. Des opportunités se présentent et font évoluer la vie personnelle dans un sens favorable. Réponses positives aux attentes. Si Noël apparaît comme une fête collective (par exemple voir Noël dans la ville, avec tous les préparatifs, les magasins enluminés…), les satisfactions sont encore plus nombreuses et, qualitativement, plus intéressantes.
    - Toute fête, calendaire, marquant un événement religieux quelconque met un terme aux difficultés, à la pénurie, à la misère, aux déceptions…

. L'anniversaire : C'est le jour! Le fêter rend unique… Si on se sent bien entouré dans le scénario, on obtient gain de cause dans les conflits de la vie éveillée, ou un avantage matériel et financier, on est assuré de relations familiales et amicales plus saines.

. Banquets ou autre événement y ressemblant : C'est un genre de rituel profane étant donné que le banquet est prévu longtemps à l'avance. Y participer, dans un songe, est de bon augure, car tout en clôturant un chapitre de vie peu agréable, il ouvre sur des perspectives heureuses. Selon s'il se situe au dehors, si on est invité ou si on retrouve des personnes, l'interprétation se nuance.

. Une farandole, c'est la fête, à plusieurs. Tout le monde se tient par la main, c'est l'amour, la joie, les bons sentiments. La voir en songe, en faire partie, prévient de plusieurs petites histoires sentimentales sans lendemain, mais très sympathiques. L'amour-copain! Période détente et de de joies.

. Le carnaval : Il signe une période de relâchement et autorise à toutes les exubérances. La foule se réunit pour exprimer les aspirations aiguës mais retenues ou les frustrations, pendant cette période d'éclatement. Initialement le carnaval, issu du mot "carnevalare", ou "ôter la chair", canalisait les tendances individuelles et spécificités de chacun dans une sorte de jeu de rôle où l'individu pouvait se montrer tel qu'il se ressentait. Assister ou participer à un carnaval préfigure une période de réjouissances qui aura pour effet de vous révéler à vous-même.
Selon votre participation à ce carnaval onirique, vous aurez à opérer plusieurs détachements, lâcher quelques préjugés ou idées toutes faites, abandonner un bon nombre de principes pour poursuivre la voie qui est la vôtre. Rencontres originales en perspective.

. La fête foraine : A cause de la présence des manèges, des engins qui tournent, des tirs, la fête foraine est le plus souvent préjudiciable pour la vie éveillée. Elle met en garde sur les élans enthousiastes et trop rapides pour s'engager dans des projets, peut-être prometteurs mais irréalistes, qu'ils soient privés, familiaux, sentimentaux, professionnels. La fête foraine demande de réviser les dits projets, de sur ses pas, de ne pas se laisser berner par les paillettes et les flonflons, la musique et le brouhaha.

. La boîte de nuit : C'est le monde de la nuit, et tout scénario onirique qui se déroule la nuit ralentit les projets, les affaires, met les initiatives en suspens, déçoit les attentes. La boîte de nuit dit que le rêveur est lui-même dans la nuit, qu'il est écartelé entre plusieurs sentiments contradictoires, qu'il a perdu pied, qu'il ne peut plus compter sur sa faculté de discernement. La boîte de nuit représente la dispersion d'énergie, une déperdition matérielle.

. L'ORGIE : Ce n'est plus l'usage de nos jours d'organiser des orgies. Par contre, on fait ripaille, on se réunit pour des fêtes, de famille ou entre amis, des soirées extasie ou autres, qui se terminent plus ou moins bien et qui s'apparentent, au final, aux orgies. C'est la face sombre de la fête, dans son aspect destructeur.
L'orgie ou assimilé, mirage éphémère, où les participants s'imaginent libres, grandioses, puissants, n'est qu'une dissipation des énergies créatrices, une dépravation des personnalités, un avilissement des qualités intrinsèques de l'homme. L'orgie est le canal idéal pour que les sentiments noirs, malveillants envers soi ou les autres, puissent s'exprimer.
Y penser, ou voir un événement qui y ressemble, est annonciateur de graves désagréments. Mise en garde sur des fréquentations douteuses et néfastes, sur sa tendance à se laisser entraîner sur des terrains glissants. Supercherie, trahisons.

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